Deux notions fondamentales s’opposent en photographie :
- le piqué d’une part (il faut comprendre par là : la netteté, la précision dans le détail de l’image)
- le bokeh1 d’une autre part (il faut comprendre par là le flou extrême produit en arrière-plan des images. On parle de « bokeh » lorsque le flou de l’image compose des tâches plus ou moins rondes, plus ou moins grosses, plus ou moins nombreuses).
Je ne détaillerai pas ici en détail le piqué ou le bokeh mais voici quelques astuces pour jouer dans un premier temps avec ces deux éléments et pour trouver un moyen de se familiariser avec eux.
Obtenir un beau bokeh :
Pour obtenir un bel effet bokeh, préférez un objectif à grande ouverture. Plus l’ouverture sera grande plus les taches de fond de votre photo seront étendues. La forme même des tâches est définie (entre autre) par le nombre de lames qui constituent l’obturateur de votre objectif (7 ou 9 lames par exemple). Celui-ci s’utilise pour détacher le sujet (net) du fond (flou). Les tâches de flou sont alors produites par les apparitions de zones de lumière, dans les zones très floues.
Obtenir un bon piqué :
A contrario de la mise en place d’un beau bokeh, la plupart d’entre nous cherchent à avoir une photo nette. Tout du moins une photo dont la zone de mise au point est nette. Cela n’est d’ailleurs pas incompatible, on peut avoir une photo avec un bon piqué sur la zone de mise au point (un regard) et un beau bokeh en arrière-plan. Oui mais les extrêmes ont tendance à s’éloigner.
Quelle recommandation suivre dans le cadre d’une prise de vue de type portrait où l’on souhaite une photo nette, avec une zone de mise au point fourmillant de détails et avoir un fond flou constituant un joli bokeh ? Ne tombez pas dans l’erreur d’utiliser votre objectif à pleine ouverture. Dans 95% des cas, votre photo manquera de piqué. tendenz à utiliser a minima 2 niveaux d’ouverture inférieures à la pleine ouverture de votre objectif.
Par exemple : pour un objectif 50 mm / F1.4, l’utiliser en mode ouverture prioritairement à 1.8. La crainte que l’on pourrait avoir serait de ne pas avoir suffisamment de différence entre le flou et le net dans la photo mais à ces valeurs, cela reste pleinement acceptable. Il faut d’ailleurs conserver en permanence en tête les calculs de profondeur de champ qui permettent toujours de savoir quand la netteté sera trop importante ou à l’inverse, lorsqu’elle ne sera pas suffisante.
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