Je me heurte à un problème humain de poids et je me dis que c’est peut-être une bonne occasion de laisser les commentaires venir et alimenter ma réflexion sur ce blog.

Je suis face à une personne dans mon entourage proche (pour ne pas dire ma famille) qui se retrouve dans un désarroi humain inégalé pour elle à ce jour. La personne en question n’a pas ce que l’on peut à proprement parler, un bagage personnel construit pour faire face à ses difficultés.

Cette personne fait face à un départ d’un être cher. On ne peut que comprendre la douleur et la difficulté de perdre l’être aimé. Cependant, ce n’est pas vraiment de la tristesse qui est exprimée, 9 mois après les faits mais une solitude. Le sentiment d’être seul, seul face à ses angoisses, seul face à son avenir.

J’ai moi-même eu mon lot de difficultés morales liées à mes difficultés physiques. De ces difficultés j’ai tiré ce qui me semble être une force, mue par une thérapie intense. En ayant découvert à quel point on a la main pour agir sur ses ressentis, ses besoins, ses difficultés, en faisant une démarche de remise en question (une thérapie donc), je me suis attelé à susciter chez mon proche l’idée que cela pourrait l’aider à son tour.

Le problème est que je me trouve face à un mur. Un mur de résistance face à la notion de thérapie. Parmi les idées qui en ressortent :
- « toi aussi tu as des problèmes alors que tu as fait une thérapie ». Comment répondre ? Comment expliquer qu’une thérapie c’est pas une solution mais plus une découverte de soi ? Une mise en situation avec des outils afin de se donner les armes pour faire face aux réalités modernes ?
- « j’y suis déjà allé une ou deux fois ». Là encore, comment répondre ? Comment faire passer le message qu’il faut souvent plusieurs tentatives de thérapies avant de trouver la voie qui nous hisse vers un état d’esprit nouveau, qu’il ne faut pas espérer percevoir quoi que ce soit en une ou deux séances, mais qu’il s’agit d’un état d’esprit motivé par un vrai travail sur soi.

Je me rends compte qu’il est difficile de répondre à ces questions ou trouver des personnes capables de faire le lien entre une situation de souffrance et la thérapie bien souvent salvatrice. Faut-il donc espérer que ce soit uniquement le rôle des plate-formes téléphoniques d’assistance ou de Caroline Dublanche ? Je ne peux croire que cela se réduise à cela.

Je crains que le temps ne soit compté pour cette personne. Encore que le temps fait souvent son oeuvre dans le bon sens, à condition d’être mesuré.

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