Le Kindle d'Amazon

Ca y est, le Kindle d’Amazon débarquera incessamment sous peu en France. Pour ceux qui ne savent pas encore, le Kindle, c’est ce boitier électronique (un peu au rendu futuriste malgré un écran en noir et blanc) qui permet en confort comparable avec les livres réels (qualité du contraste et de l’écran) de lire des livres dans un format électronique.

L’achat d’un livre se fait alors « Ã  travers les airs » avec une connexion sans fil, et vous accédez à une bibliothèque riche, constamment renouvelée, de tous les ouvrages possibles et imaginables.

Evidemment, ça, c’est ce qui se passe aux Etats-Unis. Là où un livre électronique coute en moyenne 10 $ US, l’appareil coûtant aux alentours de 250 $ US, dès qu’on tombe en Australie, le prix du livre électronique passe à 11,90 $ US ; 20% d’augmentation. Quand on sait que le livre électronique coute en moyenne 50% moins cher aux Etats-Unis que son homologue papier, on comprend que le gain est déjà moins intéressant en Australie. Mais le clou revient tout de même à l’Europe.

La plupart des sorties de livres en Europe coûteront pas loin de l’équivalent de 14 $ US. Sans compter que sur ce genre de produits, bien souvent, 1 $ US vaut 1 €, comme dans la compagnie à la pomme.

Un prix moins intéressant (en France, cela coutera seulement 20% de moins qu’un livre papier d’acheter une version électronique), un coût à l’achat de l’appareil, sans doute plus important, et une bibliothèque très probablement moins fournie en français, voilà les clés d’un départ qui s’annonce difficile.

Alors la solution, c’est quoi ? Pour ma part, je crois qu’en Europe, un système qui bénéficierait d’un plus grand engouement serait une solution de type « Apple Tablet » telle qu’on l’imagine aujourd’hui : un écran sensiblement équivalent au Kindle (mais couleur)1 avec des outils équivalents à ceux disponibles sur l’iPod Touch. Cela pourrait légitimement s’accompagner d’un nouveau rayon sur l’iTunes Store réservé aux livres électroniques. Ce fonctionnement éprouvé via le succès populaire de l’iPhone est bien plus prometteur dans nos vertes contrées et pose moins de problèmes d’adaptation.

Mais force est de constater qu’une nouvelle fois, notre exception, culturelle et linguistique, face à la grande puissance américaine, nous fait nous sentir en marge, en retard. Quand le dynamisme français relèvera-t-il le défi pour affronter cette crise identitaire ?

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Notes
  1. Précision nécessaire suite à un commentaire : évidemment, je n’ai pas eu l’écran sous les yeux et force est de constater qu’il me manque sans doute cela pour avoir un avis valable car il semble que l’écran du Kindle soit vraiment à la hauteur de ce qui est annoncé et que l’absence de couleur ne soit absolument pas bloquante. []