A l’heure où j’écris ces lignes, Twitter fait l’objet de rumeurs de rachat par Google. Un chiffre annoncé : 250 millions de dollars. Une somme rondelette qui devient difficile à cerner. L’an dernier, c’est Facebook qui était à l’origine de la rumeur : 500 millions de dollars étaient annoncés. Twitter, aujourd’hui, c’est devenu l’objet d’une explosion (on doit pouvoir même parler d’implosion en fait) de communication sans précédent. On parle de croissance de 900%.

Si Twitter fait l’objet d’un tel engouement, en quoi cela influence-t-il notre comportement, à nous, « bloggueurs » dits professionnels ou du dimanche ? Tout d’abord, le premier changement est la confirmation que nous entrons dans le web 3.0 (et que ma définition au passage était exacte, à savoir que le caractère principalement différenciant du web 3.0 est son aspect mobile). Cela fait de toute façon bien longtemps que nous avions perçu la différence en ayant la possibilité de blogguer de plus en plus d’où nous le voulions. Aujourd’hui, malgré tout, force est de constater que simplicier le blogging nomade (via Twitter ou autre) n’est plus suffisant. Il faut parler aujourd’hui d’une habitude qui a bien été prise.

Le deuxième changement massif, issu de l’avènement de Twitter est que les bloggueurs ont petit à petit fui leur plate-forme de blog habituel pour alimenter en pensées quotidiennes leur outil de micro-blogging ou de social-networking tel que Facebook. Il en reste des blogs qui raréfient leurs articles mais qui paradoxalement en augmentent la qualité.

Les blogs avaient supplanté les « sites perso » en donnant accès aux internautes à un outil de type « CMS » pour publier avec toute la qualité graphique et technologique qu’il se doit les informations personnelles de chacun. Cette information ayant migré vers Twitter, les blogs survivant à ce déplacement vont diffuser des informations de type « articles de fond » ou « dossiers thématiques ». En tout cas, les anecdotes de la vie quotidienne vont mourir sur les blogs de chacun. On peut donc en déduire le format « type » de ce que l’on appelait à l’origine des sites persos :

  • une page sans Flash (cette technologie se raréfie doucement, elle aussi, face aux avancées des technologies telles que le javascript, et étant fortement pénalisée par des problèmes de compatibilité et de dépendance de programmes) reliant les derniers éléments d’une personne ou d’un groupe donné émanant des outils sociaux tels que Twitter, Facebook, Flickr, etc. et les derniers éléments du blog.
  • Le blog quant à lui n’est plus qu’une série de publications de fond, qui n’ont pas matière à être suivies de manière très assidue par leur flux RSS.
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