C’est bien connu, l’Homme moderne a décidé en 2007 de prendre conscience des importances de l’écologie, du développement durable et de ne plus utiliser les lingettes nettoyantes. Parmi les nombreux critères et règles que nous nous fixons pour préserver notre planète, on économisera volontiers les supports informatiques.

Ce matin, j’ai voulu diffuser une présentation Powerpoint dans mon service dans le cadre d’une réunion. Le monde moderne s’étant arrêté aux portes de l’entreprise dans laquelle je travaille, il faut obligatoirement utiliser un support physique pour transmettre la présentation depuis mon ordinateur vers le portable qui va servir pour la réunion ; aucune liaison entre les deux n’étant établie, bien entendu.

Je me dirige donc vers le bureau du secrétariat pour avoir leur avis en leur recommandant tout simplement que je leur grave un cd (je fais partie des 3% d’employés dans cette entreprise qui possède à la fois un graveur et des cds vierges – nous avions d’ailleurs acquis une tour de CD pour éviter d’acheter des boitiers qui iraient à l’encontre de notre démarche « développement durable »).

« Ca va pas ? pour une présentation Powerpoint ? On va pas utiliser un CD complet pour une présentation de 40 mégas ! » OK, à ce stade, je ne m’attache pas à la forme du message mais sur le fond. Elle a pas tort de me dire ça mais que va-t-elle me recommander.

C’est alors qu’elle me sort une clé USB toute neuve (emballée) de 256 Mo. C’est sûr, cette clé fera comme les centaines d’autres (sic) : au fond d’un tiroir, perdue entre les stylos usés et les paquets de post-il à moitié utilisés et quand on devra transmettre à nouveau des documents informatiques, on ouvrira une nouvelle clé USB.

A s’attacher à la quantité de travail et aux 35 heures par exemple, on ferait mieux de s’attacher à la qualité du travail. La planète s’en porterait mieux, et notre cerveau d’homme moderne également…

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