P2P. Pour la première fois, la CNIL autorise des systèmes de surveillance automatique des téléchargements. L’association Odebi craint une privatisation de la police d’internet. Un article du nouvelobs.
Source : http://permanent.nouvelobs.com/cgi/edition/qobs_imprime?cle=20050412.OBS3699
Pour la première fois en France, des systèmes de surveillance automatique des téléchargements Peer-to-Peer ont été autorisés par la Commission nationale informatique et liberté (CNIL), a-t-on appris lundi 11 avril auprès des éditeurs de jeux vidéo qui demandaient cette autorisation.
Ces téléchargements utilisant la technique du Peer-to-Peer (P2P), permettant le partage de fichiers musicaux ou vidéo entre ordinateurs, sont généralement mis en cause par les éditeurs de l’industrie musicale. Mais jusqu’à présent ni la Sacem ni la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques), qui regroupent ces éditeurs, n’ont entamé de demande d’autorisation de surveillance.
« En revanche, l’industrie du jeu vidéo, par l’intermédiaire du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL), a été la première à demander, et à obtenir de la CNIL, l’autorisation d’utiliser des systèmes de surveillance des téléchargements », a indiqué le délégué général du SELL Jean-Claude Larue.
Jusqu’à présent, les éditeurs constataient les téléchargements illégaux de manière manuelle, en recourant à des agents assermentés. La « Loi Informatique et Libertés », révisée en août 2004, permet aux entreprises et associations, en plus des autorités publiques ou des instances judiciaires, de recourir à des traitements automatisés de surveillance de l’activité d’échange de fichiers sur internet.
Privatisation de la police
Ceux-ci sont vigoureusement contestés par des associations d’internautes, comme Odebi, qui craignent une privatisation de la police d’internet. Le SELL (qui regroupe une trentaine d’éditeurs de logiciels de jeux, comme Vivendi, Sega, Sony, Ubisoft, Atari, Microsoft), lancera dans les prochains jours un appel d’offre auprès des deux sociétés françaises aux premiers rangs de ces technologies en Europe, « Advestigo » et « CoPeerRight ». « A partir de début mai, les internautes repérés comme gros téléchargeurs, ceux qui font commerce de logiciels piratés, recevront des messages d’avertissement émanant du SELL, qui préviendra également leur fournisseur d’accès », a indiqué Jean-Claude Larue.
D’après une récente étude de la société américaine Macrovision, 21% des utilisateurs de jeux vidéo auraient avoué utiliser et jouer sur des jeux piratés. Dans ces 21% de personnes, 43% téléchargeraient illégalement plus de 15 jeux par an.
Côté piratage, 74% proviendraient de l’Internet, 21% seraient des copies réalisées entres amis.







par Stab
13 avr 2005 Ã 12:42
On ne parle que d’avertissement pour l’instant, même pour ceux qui sont censé faire le commerce de logiciel piratés… Bref je crois que le petit téléchargeur de base n’a aucun soucis à ce faire avant longtemps… D’autant plus que j’ai entendu dire qu’un internaute passé en justice pour détention de nombreux album en tout genre recupé grâca au P2P aurait été aquité car ces fichiers étaient destiné je cite "à son usage personel" … On pourrait presque croire qu’il y a en france autant d’utilisateurs du p2p que de jeunes qui fument du cannabis, l’hyppocrisie maintient cette certaine illégalité légale… ;)